III – Chroniques de la maison de Diamant

Publié aux Editions C.L.D (Chambray-Lès-Tours) en 1979, illustré de 19 photographies noir et blanc, ce recueil a été tiré à 500 exemplaires numérotés. Il est composé de 56 poèmes précédés d’un texte en prose daté du Montet, avril 1979.

 

Grand prix de l’Arche d’Or des Poètes en 1983

Dans la préface qu’il a écrite pour cette œuvre, Paul Spillebout, professeur ami de l’auteur, écrit :
« … Chaque mot dans la poésie de François Lacore s’habille de diamants… ». (…) « C’est une poésie d’escale pour le voyageur égaré entre « l’exotique présence et l’absente douceur ». ».

 

Dédicace du recueil à :

« Marie-Christine et Jean Claude »

18 janvier 1978

 

CHRONIQUES DE LA MAISON DE DIAMANT

« Je crois en l’amour qui donne naissance aux dieux et aux jours. Au génie familier du lieu, à la voix qui monte des pierres, à l’imaginaire, aux vertiges, aux prodiges. Je crois aux victoires impossibles. L’abîme débouche sur les splendeurs quotidiennes. »

Épigraphe de Jean Malrieu

 

LIMINAIRE


Ecrire le dessein de nouveaux horizons
Comme qui tracerait au sable du désert
La cathédrale novatrice
Avec le souvenir de ses croquis anciens

***

Flora de Tintagel, une fleur au corsage…
Les murs de ma raison
Sont verts comme tes yeux et la tige des roses
Et cet amour humide au temps qui se repose.
Mon âme est ta maison.

***

O maison symphonie d’oiseaux
Que je nourris en ton attente
L’Enfant s’amuse en son lit d’algue
A leur voler leur ombre douce

Et mon souhait de l’an nouveau
N’est-il qu’à leur contrée de mousse
En ton honneur le roseau chante
Sur le chemin du retour

Ou que Dieu vienne sans raison
A retarder la longue vague
Qui ferait de la symphonie
Un bruit de vide au fond du nid